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La doctrine sociale de l’Eglise

 

 

 

Le Pape Léon XIII, dans son encyclique Rerum Novarum, demande aux patrons d’accorder à leurs ouvriers ce qu’il appelle « un juste salaire ». Mais il rappelle à ces ouvriers qu’ils ne doivent pas nourrir des illusions trop grandes. Il y aura toujours des riches et des pauvres. Des propriétaires et des non-possédants. Des maîtres et des esclaves…

« L’erreur capitale, dans la question présente, c’est de croire que les deux classes sont ennemis-nées l’une de l’autre, comme si la nature avait armé les riches et les prolétaires pour qu’ils se combattent mutuellement dans un duel obstiné. C’est là une affirmation à ce point déraisonnable et fausse que la vérité se trouve dans une doctrine absolument opposée. » (Rerum Novarum)

Rien n’est plus faux que cette affirmation.

Que le pape le veuille ou non, les riches sont nécessairement les ennemis des pauvres – malgré eux, involontairement. Ils ne peuvent développer leur richesse qu’en exploitant les salariés.

Le régime actuel repose sur la concurrence.

Si un patron, obéissant à des sentiments généreux, accordait à son personnel un standard de vie vraiment élevé, ses frais généraux augmenteraient dans une telle proportion qu’il ne pourrait rivaliser avec les autres patrons et serait bien vite acculé à la faillite.

 

Le Pape, dans la citation ci-dessous, nie la lutte des classes.

On peut déplorer l’existence de la lutte des classes, mais la nier, c’est vraiment nier l’évidence !

L’écrasement des pauvres par les riches n’est pas toujours volontaire, mais les riches, en dépit des sentiments généreux qu’ils peuvent éprouver quelquefois, ne peuvent se soustraire à la loi implacable. S’ils cessaient de pressurer leurs ouvriers, ils ne pourraient plus lutter contre la concurrence des autres patrons (leurs frais de production ayant augmenté) et ils seraient acculés à la faillite.

C’est pourquoi nous ne faisons pas la guerre aux hommes, mais aux idées, aux principes, aux institutions.

Il est nécessaire de transformer la société, de lui donner des bases fraternelles et équitables en remplaçant le principe égoïste du profit personnel par le principe altruiste de la solidarité.

Le pape Léon XIII déclare encore, dans Rerum Novarum :

« L’Eglise, en prêchant aux hommes qu’ils sont tous les fils du même Père céleste, reconnaît comme une condition providentielle de la société humaine la distinction des classes, c’est pourquoi elle enseigne que seul le respect réciproque des droits et des devoirs et la charité mutuelle donneront le secret du juste équilibre… »

Autant d’affirmations, autant d’erreurs et de contradictions !

Les hommes sont tous frères (fils du même Père) et pourtant la distinction des classes est une condition « providentielle » ! Singulière fraternité que celle-là ! Aux uns toute la puissance et toutes les joies, aux autres un perpétuel douloureux calvaire…

Quant au respect « réciproque » des droits et des devoirs, cela ne signifie rien.

Quels droits peut-on exercer, en société capitaliste, quand on possède rien ?

Notez la solution du Pape : « la charité mutuelle ».

Quelle charité les pauvres pourront-ils faire aux riches ?

 

Pie X dans son Motu Proprio du 18 décembre 1903 donné à l'action populaire chrétienne (Motu Proprio dell'AZIONE POPOLARE CRISTIANA), défends les mêmes idées :

« Il est conforme à l’ordre établi par Dieu qu'il y ait dans la société humaine des princes et des sujets, des patrons et des prolétaires, des riches et des pauvres, des savants et des ignorants, des nobles et des plébéiens qui, tous unis par un lien d'amour, doivent s'aider réciproquement à atteindre leur fin dernière dans le ciel et, sur la terre, leur bien-être matériel et moral. » (Motu proprio Fin dalla prima (ASS 36, p. 339. Trad. de l'italien dans Actes Pie X, BP., T. 1, p. 108).